Comment se déroule une IRM pelvienne ?


Une photo de mon IRMJ’ai remarqué que régulièrement, j’ai des visites sur ce blog de personnes à la recherche d’information sur l’IRM pelvienne. Je vais donc y aller de mon petit laïus. Pour les gens pressés : ça ne fait pas mal, c’est juste un peu impressionnant et surtout très bruyant.

Le rendez-vous

Pour commencer, dans mon cas précis l’IRM avait pour but d’étudier l’étendue de mon endométriose, en particulier d’éventuelles adhérences sur le colon. La première étape est la prise de rendez-vous, un peu moins simple que pour une simple échographie. Déjà, il y a nettement moins d’appareil IRM que d’appareils à échographie. Il est nécessaire d’envoyer l’ordonnance du médecin au secrétariat de l’IRM, en mentionnant l’urgence de la demande, ou la date vers laquelle on souhaite passer l’examen. C’était pareil pour les 2 IRM de la région. Le secrétariat m’a ensuite recontacté pour la prise de rendez-vous, possible environ 3 à 4 semaines plus tard. Là-encore, le délai était le même pour les 2 IRM. Il semble qu’au CHU (de Grenoble) , le jeudi soit le jour des IRM pelviennes, car mes 2 examens ont eu lieu ce jour-là.

La préparation

A l’arrivée au secrétariat, je remplis un papier en indiquant toutes les parties métalliques que je peux avoir dans le corps. L’IRM fonctionnant à base de champ magnétique, il est nécessaire de bien remplir le document afin d’éviter tout problème. Ensuite, j’attends. Quand mon tour vient, je dois me déshabiller quasi-entièrement : il me semble que j’ai pu garder mon slip, mais ma mémoire me joue peut-être des tours, et se vêtir d’une longue chemise d’hôpital, fournie. Il faut bien évidemment enlever tous les bijoux, montres, etc. Ensuite, il faut s’injecter divers produits. Dans mon cas, j’avais 2 grosses seringues (sans aiguilles !), remplies d’un gel, à m’injecter dans le rectum (ah, ça fait pas rire). Le plus dur est de trouver la bonne position pour mettre le gel, le geste est indolore et finalement assez facile. Et une autre seringue plus petite pour injecter un autre gel dans le vagin. Ensuite, on m’a posé un cathéter, qui devait servir à injecter un produit inoffensif au nom barbare améliorant la qualité des images. C’est le seul moment qui peut faire un peu mal (la pose du cathéter), puisque c’est un peu comme une piqûre. Finalement, il n’y a pas eu besoin d’injecter le produit, et on ne m’en n’a pas posé lors de la deuxième IRM.

L’examen

Appareil IRMPuis direction la salle d’IRM. Là, je m’allonge sur la « table d’examen » sur le dos, les jambes un peu pliées ; une sorte de coussin sous les fesses permet de se maintenir dans la position sans fatigue. Il est essentiel d’être bien installé, car l’examen dure une vingtaine de minutes durant lesquelles il ne faut pas bouger. On m’installe une sorte d’appareil en forme de 8 sur le ventre, un casque qui diffuse de la musique sur les oreilles, et une sonnette dans la main. Durant l’examen, le personnel médical n’est pas dans la salle mais derrière une vitre. Il peut dialoguer avec moi via le casque (mais il n’y a pas eu besoin), et en cas de problème, j’ai la sonnette (pas eu besoin non plus). Une fois que je suis bien installée, la table d’examen se déplace, et je rentre dans le « tunnel » de la machine. Il est préférable de ne pas être trop claustrophobe, car c’est un petit peu impressionnant. Je me suis aperçue au milieu de l’examen que le tunnel n’était pas fermé au bout, mais ouvert, ce qui était plutôt rassurant.

Puis il y a le bruit. Comme une sorte de bruit de marteau-piqueur vraiment fort, mais qui semble finalement moins fort que le bruit lors d’un concert de rock. Pas un bruit régulier. Vraiment spécial en tous cas, et un peu stressant sur la durée. L’avantage à ce moment-là d’avoir de la musique dans le casque est que cela permet d’avoir une notion du temps qui passe. Le bruit n’est pas continu : durant les plages de silence, on ré-entend la musique, ce qui donne une idée de la durée écoulée. On s’ennuie ferme à faire attention à ne pas bouger, en attendant la fin. J’essayais de dormir, disons de me reposer, tendance zen, mais avec ce bruit, ce n’est pas évident. Enfin, au bout d’un moment, tout s’arrête, je sors du tunnel et je peux aller me rhabiller.

Au final : c’est presque amusant, si on oublie l’aspect très ennuyeux de ces 20 minutes. Le look très « 2001 Odyssée de l’espace » de l’IRM et du tunnel avec sa forme arrondie, ainsi que les bruits métalliques de l’engin, qui ne sont pas sans rappeler vaguement les kouak kouak des martiens de Tim Burton, tout cela donne une couleur très « Rencontre du troisième type ». On peut s’imaginer enlevé par des petits hommes verts qui essaieraient de communiquer – en vain – avec nous.

Les résultats

Une fois rhabillée, j’attends les résultats. Une jeune médecin vient m’expliquer ce qu’elle a vu. Quant à l’élimination des divers gels après l’examen : seul le gel vaginal a eu tendance à « couler » ensuite.  Une semaine plus tard, je peux aller chercher les résultats au secrétariat (ils peuvent aussi les envoyer au médecin). Trop marrant : le CD. En plus des clichés, j’ai eu un CD lors du second examen. Il suffit de le mettre dans l’ordinateur (sous Windows) , et on peut faire défiler les images comme un petit film. Je n’y comprends rien, mais c’est rigolo. Le CD contient aussi une version lisible via un navigateur web. On n’arrête pas le progrès !

Image de l’IRM : trouvée sur wikipédia, article IRM.

    

167 Commentaires sur “Comment se déroule une IRM pelvienne ?”

  1. moi je dois y aller aujourd’hui… je suis claustrophobe et asthmatique, j’ai peur de faire une crise d’angoisse et d’asthme tellement g peur… et g une peur panique des aiguilles merveilleux lol… certains de vos commentaires me rassurent… mais g qd même la boule au ventre… pffff.

  2. bonjours moi je dois aller passer un irm pelvienne car jai un ovaire tres malade il et plein d’endométrioses donc la on parle de m’enlever les ovaires apres les commentaires que je vien de voir cela me rassure pas du tout surtout pour le katéter cela fait mal j’en et déja eu un lors d’une five

  3. Bon soir moi je droit faire irm demain main je suis en règle sa empêche quelques choses je suis engoisse

  4. Bonjour,

    J’ai passé un irm pélvienne avec injection du gel dans le vagin et le rectum. Et depuis diarrhée (ça fait 2 jours que j’ai passé l’irm) et douleurs aux ovaires. Plus important. Avez vous eu des conséquences après un irm avec le gel merci d’avance pour vos réponses

  5. bonjour,
    je doit passer un irm pélvienne avec injection de gel dans le vagin et le rectum.étant encore vierge je voudrais savoir si c’est plus compliqué de faire les injections de gel ou si examen est pareil qu’il n’y a aucune douleur car je peux pas m’empêcher d’angoisser
    merci d’avance pour vos réponses

  6. Bonjour,
    Je sors de l’IRM pélvienne (CH de Aix-en-Provence) suite à une suspicion d’endometriose et l’examen s’est passé presque comme décrit, à la différence de:
    – Je n’ai eu qu’une seule seringue pour le col de Lewis et une pour le rectum, à m’introduire moi-même tant que je pouvais. L’assistante médicale m’a aussi fourni une culotte et une serviette hygiénique, au cas où ça coulerait.
    – Je n’ai pas eu de pose de cathéter, mais une infection du glucagen dans la cuisse.
    – Je n’ai pas eu de musique dans le casque. Les bruits varient entre un marteau-piqueur et une rave party.
    – Ma tête était à l’intérieur du tunnel. Mais avec l’ouverture aux pieds, on ne ressent pas de claustrophobie.
    – Mes résultats sont dispo sous 48h.
    Bref, rien de très extraordinaire à part le coup de la seringue (faut penser quand on été petits et qu’on devait mettre des suppositoires!..)

  7. Merci pour toutes ces informations. Je dois passer une IRM pelvienne dans 6 jours, pour identifier en détail une malformation arterio veineuse dans l’utérus qui a été détectée à l’echographie suite à une fausse couche. Pour moi ce sera catheter obligatoire car il faut voir des veines dans l’utérus. Après je vais devoir subir une embolisation et c’est vraiment super angoissant. L’IRM en soit ne me fait pas trop peur, mais les résultats et la suite oui. Si quelqu’un a déjà eu une MAV utérine, je serait heureuse de pouvoir en discuter.

  8. Emy ma fille de 21 ans, vierge, en master, à effectuer un IRM pelvienne pour recherche de kiste suite à une phéblite trombose veineuse profonde. Elle n a eu ni casque, ni boule kiess. Soignée pour un mal d oreille survenu, elle a, depuis plus d une semaine, un mal de tête de l autre côté de l’oreille guérie, avec des oscillations de la tête (vertiges) et la sensation de tomber en plus de ses nombreuses autres douleurs. Que faire ? Elle a une agénésie de la veine cave, est asthmatique. Les médecins ne peuvent comprendre les douleurs d une jeune fille joyeuse qui n a jamais eu mal mise à part des grippes dû à ses allergies. Ils parlent de stress sans plus et la rembardent.
    Merci, je vous prie, d essayer de m aider.

  9. bjr

    je viens de passer un IRM à l’hôpital de RODEZ,stress au maximum avec d’y aller.
    J’ai pas mangé de la journée et trés peu bu. Une infirmière est venue me chercher dans la salle d’attente, trés gentille. Je lui ai dit que je suis claustrophobe , elle m’a dit vous allez essayer. Je me suis déhabillée dans un vestiaire , je n’ai gardé que les chaussettes.j’ai mis une blouse d’hôpital. je l’ai suvi dans une salleoù elle m’a injecté un gel dans le vagin et dans l’anus., Elle m’a donné une culotte jetable avec une protection.
    je l’ai suivi dans la salle IRM elle m’a fait allonger sur la table, bien installée, avec un tablier sur le ventre et un coussin sous les genoux. puis elle a avancé la table j’avais la tête à l’intérieur mais juste au bord du tunnel.
    Aprés les examens ont été fait , il faut contracter puis pousser pour sortir les produits.
    ça dure 3/4 d’heures.
    c’est faisable , aucune douleur juste du stress, avec la sophrologie ça aide
    voilà

  10. Bonjour à toutes,

    je viens moi aussi faire un petit retour de mon expérience.

    IRM passée ce midi, on m’avait demandé de faire un lavement avec normacol le matin et rester ajeun.
    Une fois arrivée à l’hôpital on m’a donné la sublime tenue « coucou tout le monde voit mon c** lol ». J’ai eu cependant le droit de garder mon boxer et mon débardeur (en enlevant mon soutient gorge bien sur).

    Ma tenue de bal enfilée j’ai fait la connaissance de mon nouvel ami IRM. Le docteur qui m’a fait passer l’irm m’a tout bien expliqué, 25 min d’exam, il faut rester immobile, j’ai un sublime diadème, oups non casque de chantier pour complèter ma tenue et m’a donné la poire en cas de soucis.

    J’ai eu le droit à la piqure dans la cuisse, c’est la qu’on a le plus de gras nous les femmes il paraît ^^ – pas sure que mon bidon soit d’accord. Si j’ai bien compris ce qu’elle m’a dit, c’est une solution de spafon souscutané afin de réduire les mouvements de « l’estomac », idem pour la sangle avec laquelle elle m’a bien harnachée.
    Elle m’a ensuite posé le « bidule » qui je suppose permet de visualiser mes profondeurs et m’a demandé de garder les bras posés sur l’oreiller derrière la tête (comme ci je m’étirais en gros).
    Elle m’a abandonné à mon triste sort et j’ai lentement glissé vers l’intérieur de msr IRM.

    Je dois avouer ne pas savoir si je suis vraiment claustrophobe mais j’ai tout de même trouvé être rentrée vachement loin dans ce satané tunnel, du coup j’ai pensé fort aux conseils de mon prof de yoga et ait fermé les yeux.

    Toute la première partie je n’ai eu aucune musique mais finalement ca ne m’a pas dérangée, j’ai surtout focalisé sur le fait de ne pas bouger.
    Ensuite, j’entend une voix, le doc qui m’annonce une série en apnée …. euh là je me dis oui mais encore?!
    J’ai du d’abord respirer normalement puis prendre une inspiration et bloquer … alors là ca a été un peu l’horreur franchement j’ai eu du mal à tenir et à la dernière seconde où j’allais appuyer pour signaler que je n’en pouvais plus elle m’a dit d’expirer. Encore un peu de musique, de nouveau quelques va et vient dans msr IRM, et on avance et on recul (… sorti de son contexte ça doit être étrange mais promis c’était ça).

    Je suis donc ensuite ressortie de ce loong tunnel puis ait été payé (enfin prise en chargé totale donc ouf) et j’ai eu mes résultats.

    Preuve qu’il y a donc plusieurs techniques pour l’IRM pelvien et je dois avouer que je suis ravie qu’on ne m’ait fait que la piqure dans la cuisse, je redoutais autant le cathéter que le gel (pour une question d’inconfort et de gêne).

    Ca a été plutôt rapide, ce n’est pas douloureux (la piqûre brûle/picote un peu mais c’est comme un vaccin), par contre je pensais avoir plus la tête en dehors et pour quelqu’un de réellement claustrophobe je ne sais pas si c’est agréable (je n’ai pas adoré mais en fermant les yeux pas de soucis).

    Bon courage à toutes

  11. bonjour
    je doit passer une irm mammaire mes je me peut pas enlever mes alliances
    que doit je faire

  12. j ai bientôt 50 ans on ma découvert un nodule
    ma radiologue ma fait une biopsie de se nodule et ses un fribro
    adénome elle ma écrit pas d operation
    donc je dois vivre avec je suis angoisser car je lis sur le nette presque tous le monde les enlevent

  13. Merci infiniment pour cet article! Non seulement c’est très bien expliqué, mais avec beaucoup d’humour. J’ai bien ri :’-). Bonne continuation!

  14. j ai passer un irm j ai garder sur moi mon telephone portable j ai peur que sa fausse mon resultat

  15. j ai passer un irm j ai garder sur moi le telephone portable et mes clées 10 j ai peur que sa a fausser mon irm

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